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Death row, how long can you go ? - Page 2


 
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 Death row, how long can you go ?

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Doll

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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 7 Mar - 10:37

Aydan avait acquiescé aux explications et aux demandes de Taemin. Il acceptait tout tant que ça lui permettait de se sentir mieux. En entendant qu'il devait assister à la réunion, qui plus est en costume, Aydan ne put s'empêcher de rire légèrement.

- Moi ? A ta réunion ? Je risque de faire tâche non ?, rit un peu Aydan.

Il ne protesta cependant pas et s'habilla sagement avant de déjeuner, accompagné de son amant.

------

Comme convenu, une heure plus tard, les employés de Taemin étaient là, tous bien vêtus, sagement assis à la table que préside l'Owner. Aydan, à ses côtés, se contente d'observer et d'écouter ce qui se dit. Il comprend tout ce qui se dit mais se retient de faire quelconque réflexion : ce ne sont pas ses affaires. Il reste alors immobile, prenant parfois quelques notes, les yeux braqués sur sa tablette ou sur son amant. Ce dernier était impassible, insensible, de marbre, totalement différent de celui qu'il est quand ils sont seuls tous les deux, et Aydan ne peut s'empêcher de le trouver diablement sexy habillé comme ça.

Puis l'ambiance, jusqu'alors professionnelle et sereine, vira à quelque chose de pesant et dangereux : l'homme qui s'était vu refuser une close regardait la Doll et ça ne semblait pas au goût de Taemin. Immédiatement, tous les sens d'Aydan se mirent en alerte ; s'il n'agissait pas, la réunion risquait de mal finir. Ce fut lorsque le métis croisa le regard de l'employé que la bombe à retardement qu'était Taemin explosa. Par réflexe, Aydan attrapa le bras de son amant et le serra entre ses doigts.

- Messieurs, je pense que nous avons tous besoin d'une pause. Vous trouverez du café dans le salon, nous reprendrons la réunion dans une quinzaine de minutes, déclara le jeune homme d'une voix autoritaire.

Les hommes présents protestèrent quelques secondes mais sous le regard noir d'Aydan, se turent et la Doll put quitter la pièce en tirant son compagnon à ses côtés. Il monta jusqu'à leur chambre et les y enferma avant d'enlacer fermement Taemin.

- Trésor, tu sais que tu ne pourras pas empêcher tout le monde de me regarder ? Ou de fantasmer sur moi ? Je suis un homme magnifique et savoir que je suis convoité me fait plaisir. C'est flatteur, expliqua-t-il en souriant un peu.

Aydan se recula ensuite de quelques centimètres et prit le visage de son petit ami entre ses doigts.

- Mais je veux que tu écoutes très attentivement ce que j'ai à te dire : je suis à toi jusqu'à la fin des temps, entendu ? Je t'aime plus que ma propre vie, plus que tout au monde. Je suis revenu vers toi, je suis revenu pour rester à tes côtés, tu penses vraiment que je serais capable de t'être infidèle ?, demanda-t-il en penchant la tête sur le côté. Te blesser est la dernière chose que je veux, tu es magnifique, intelligent, généreux, tu me satisfais parfaitement et je suis amoureux de toi. Je n'ai pas envie d'un autre homme alors même s'ils me convoitent, laisse les faire, je ne les vois même pas. Ils sont insignifiants à côté de toi.

Les pouces du métis glissaient sur les joues de son amant et les caressaient tendrement. Non, il ne voulait pas d'eux. Pourquoi irait-il accorderait-il un soupçon d’intérêt à de pauvres mendiants quand le roi était tout à lui ? Ca lui paraissait insensé.

- Alors maintenant, il faut que tu te calmes et que tu m'embrasses et ensuite, quand ça ira mieux, on retourna terminer cette réunion. Mais penses y : je ne suis qu'à toi. Personne d'autre n'a d'intérêt. Ils ne sont pas toi, murmura Aydan en enfouissant son visage dans le cou de son petit ami.

Du bout des lèvres, il lui souffla un "Je t'aime" avant de fermer les yeux pour calmer son amant; son souffle suivait celui de Taemin et ses doigts caressaient délicatement sa nuque et ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 7 Mar - 11:39

Je me calme, reprends progressivement le contrôle et atténue ma rage à mesure qu’Aydan me parle doucement, m’embrasse, m’aime.

Je le sers contre moi, passe une main dans ses cheveux et tire un peu vers l’arrière, je m’offre sa gorge. Je le regarde les yeux noirs de désir et puis je me penche, lentement. Je respire sa gorge sans la toucher et darde ma langue dessus, goute sa peau que je connais par cœur. C’est enivrant. Je pose ensuite gentiment mes lèvres dessus, mes dents effleurent sa chair et j’ai envie de mordre dedans. Me l’approprier.

Je murmure à son oreille d'une voix chaude.

-Tu m’as manqué…

J’ai envie de le retourner et de le pousser sur mon lit. J’ai envie de lui. Envie de sentir son désir monter mais le mien refuse toujours de se manifester. Damn it ! Qu’est-ce que je dois faire pour lui montrer que j’ai envie de lui. Qu’est-ce que je dois faire pour retrouver ma libido ?

Au lieu de ça, je lâche ma prise dans ses cheveux et l’embrasse avec passion. Ma langue trouve la sienne et entame un nouveau ballet cosmique dont seul nous avons le secret.
Après un long moment je me détache de lui et caresse sa joue du dos de ma main, amoureusement.

-Je n’y peux rien, je ne peux pas me retenir d’être jaloux. Aydan… je voudrai t’enfermer. A l’abri des regards et du monde. Je voudrai te garder uniquement pour moi…

J’esquisse un sourire taquin en le voyant se décomposer.

-Mais je ne le ferai pas. J’ai juste peur qu’on t’arrache à moi. Je ne supporterais pas de vivre ma vie sans toi. Je n’arrive même pas à me séparer de toi pour une journée alors…

Et c’est là que me vient une idée brillante. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?

-Bébé ? Tu es diplômé ? Peut-importe, je cherche un assistant au bureau. C’est bien payé, tu auras ton bureau juste à côté du mien. Ton travail sera de prendre mes rendez-vous, gérer mon emploi du temps, faire ce que je te demande, et m’accompagner en déplacement.

Je lui souris et l’embrasse sur le front. Je l’embrasse en passant sous silence le fait que le poste est déjà occupé. Mais plus pour longtemps. L’espèce de cruche qui me sert d’assistante sera virée dès ce soir. Ce sera parfait pour avoir Aydan avec moi tout le temps. Il est fait pour ce poste. Il n’y a qu’à voir l’autorité dont il fait preuve avec mes employés.

-Dis oui…

Je l’embrasse sur les lèvres. Dieu que j’adore ses lèvres pulpeuses. Elles sont sucrées, tentatrices, parfaites Je l’embrasse encore et me détache de lui de nouveau avant de l’embrasser une nouvelle fois jusqu’à ce qu’il cède. Je lui donnerais de quoi occuper ses journées et je pourrais l’avoir près de moi constamment.

Je soupire contre sa bouche et glisse mes mains sur ses fesses. Est-ce qu’il y a ne serait-ce qu’une imperfection sur le corps de ma Doll ? Probablement pas.

-Redescendons. Je vais finir cette réunion et ensuite je t’emmène au restaurant. Qu’est-ce que tu veux manger ?
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 8 Mar - 3:27

Aydan frémissait sous les attentions de son amant, sous ses baisers et ses caresses. Il savait que s'il ne le repoussait pas rapidement, il risquait d'avoir très envie de lui au point de l'empêcher de retourner à la réunion pour profiter de lui toute la journée. Mais au lieu de ça, il resta sagement contre lui à écouter ce que Taemin avait à dire. Lui non plus ne voulais pas vivre sans lui. Il allait le lui dire quand son amant le coupa, lui proposant alors de travailler pour lui.

Le métis resta silencieux quelques secondes, réfléchissant rapidement. Oui, il avait bel et bien un diplôme mais n'avait jamais trouvé d'emploi autre que des petits boulots et travailler en tant que secrétaire alors qu'il avait fait des études de commerce lui semblait étrange. Mais travailler en tant que secrétaire de Park Taemin qui était en plus son petit ami... Ca lui semblait parfait.

- Tu veux que je devienne ton secrétaire en fait ? Je ne pensais pas que vous aviez ce genre de fantasmes, monsieur Park..., se moqua gentiment Aydan en caressant la joue de son amant.

Il se serra ensuite contre lui et lui vola un baiser, puis un autre et enfin un troisième.

- Je commence quand ?, demanda-t-il finalement.

Il voulait travailler avec lui. L'emploi que lui offrait son amant était une opportunité merveilleuse pour passer encore plus de temps ensemble.

-Redescendons. Je vais finir cette réunion et ensuite je t’emmène au restaurant. Qu’est-ce que tu veux manger ?

Aydan releva la tête vers son petit ami et mordilla sa lèvre. Toi pensa-t-il, mais il s'abstint de le dire à voix haute et se contenta d'hausser les épaules.

- Tout me va. On peut manger une pizza dans un petit restau ? Rien de trop cher ou trop luxueux. Si tu veux je peux t'emmener dans une petit pizzeria où j'aimais bien aller ?

Le métis voulait lui faire découvrir des choses lui aussi. Il lui vola un dernier baiser, plus appuyé cette fois et caressa sa joue.

- Retournons-y. Plus vite ce sera fini, plus vite je pourrai profiter de toi.

Sur ses mots, Aydan entrelaça leurs doigts et porta la main de Taemin à ses lèvres pour y déposer un basier sur le dos avant de quitter la pièce pour retourner en salle de réunion où se trouvaient déjà les employés de son petit ami, prêts à continuer la conférence.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 8 Mar - 9:14

3 semaines plus tard

Les jours se sont enchaînés sans que je les vois passer. Aydan est resté. Il est venu travailler avec moi. Il fait extrêmement bien son travail mais j’ai instauré des règles.
Au bureau je suis monsieur Park, ou monsieur le président. Il me vouvoie et il n’y a aucune familiarité entre nous. Je le traite comme un employé et lui comme son patron. Mais une fois que nous rentrons à la maison, nous sommes de nouveau un couple et je le couvre d’attentions, même si je n’ai toujours pas réussi à lui faire l’amour. Mon corps reste éteint malgré les nombreux essaies que nous avons fait.

Mes nuits sont toujours rythmées par les terreurs nocturnes mais elles s’atténuent de plus en plus. Et au fur et à mesure que le temps passe je me drogue de moins en moins. Je fais plus de sport pour compenser et mon corps change, ça plait beaucoup à ma Doll, et j’aime qu’il pose ses yeux sur moi avec envie.

Étrangement, je n’ai pas eu de nouvelles de mon père mais son aura pesante plane toujours au-dessus de moi. Ce n’est qu’une question de temps. Pour le moment il ne dit rien, j’ai réussi à redresser ma firme, les affaires vont de mieux en mieux et mon équilibre se rétabli, grâce à Aydan. Il m’a sauvé, même si la route est encore longue avant que je ne sorte complétement de mes tourments. Le calme n’est pas encore revenu mais j’apprends à vivre normalement.

Dans quelques jours, cela fera un mois qu’Aydan est revenu, que nous nous sommes remis ensemble et je veux marquer le coup. J’ai déjà tout préparé et je n’arrive plus à patienter. Je veux voir son visage s’illuminer, alors ce sera ce soir.

Il est déjà rentré du travail, je l’ai congédié exprès plus tôt que moi. Il m’attend à la maison et je suis dans la voiture, la nuit est tombée et je rentre enfin. Je presse mon chauffeur, je veux qu’il aille plus vite, j’ai eu la confirmation que ma surprise était livrée et attendait sagement chez moi.

Mon homme gare la voiture devant l’entrée et je n’attends pas qu’il m’ouvre la portière, je descends et me retourne vers lui.

-Amène la voiture au garage et va chercher son cadeau, tout de suite.

-Bien monsieur.

Je pousse les lourdes portes de chez moi, impatient comme un gamin le jour de noël et j’appelle ma Doll.

-Bébé, je suis rentré, tu peux venir s’il te plait ?

J’enlève ma veste et il arrive aussitôt. Ça fait seulement deux heures que nous avons été séparés mais j’ai l’impression que ça fait une éternité. Je le prends dans mes bras, touche sa peau délicate. Il est encore en costume. J’ai fait refaire toute sa garde-robe pour le travail. Il ne porte plus que des costumes de grands couturiers et c’est difficile de résister à la tentation au travail. Il est diablement sexuel comme ça. Ça m’a d’ailleurs valu quelques déboires. Aydan plait énormément, autant aux hommes qu’aux femmes de ma compagnie et sans lui dire j’ai fait virer 3 personnes qui l’approchaient de trop près ce mois-ci. Il est à moi.

Je le sers tout contre moi, l’embrasse, avide de lui, de son touché, de ses baisers, de son amour.

-Ce soir est un soir spécial. Je voulais attendre la fin du mois mais je ne peux pas. J’ai quelque chose pour toi.

Je prends sa main et l’emmène dehors. Mon chauffeur arrive avec son cadeau.
C’est un coupé Porsche noir de dernière génération. Cette voiture n’est même pas encore sur le marché je l’ai faite venir directement d’Allemagne. L’intérieur est en cuir beige et les vitres sont teintées en noir, elle est magnifique, puissante et racée mais elle m’a presque coutée le double de son prix initial. Rien n’est trop beau pour lui.

Mon chauffeur sort de la voiture et me tend les clés en souriant. Je me tourne vers Aydan et les lui donne avec un sourire.

-Joyeux anniversaire mon amour. Ça fait un mois que nous sommes ensemble.

J’aime voir son visage stupéfait, j’aime voir son sourire, j’aime voir l’incompréhension dans ses yeux.

Je l’embrasse et glisse à son oreille en souriant.

-Considère ça comme ta voiture de fonction mh ?

Je fais un geste discret de la tête à mon chauffeur qui disparait à l’intérieur de la maison où ils sont en train de dresser la grande table de la salle à manger. J’ai prévu un repas de roi ce soir. J’ai loué les services d’un grand chef français pour notre tête à tête romantique sans lui en parler. J’ai également un autre cadeau pour lui que je réserve pour plus tard.

Je gagne du temps, le temps qu’ils mettent tout en place.

-Tu veux l’essayer ?

Je prends sa main et l’emmène jusque devant la voiture, ouvre délicatement la portière côté conducteur et le laisse passer.

-Vas-y elle est tout à toi.

Je le laisse monter et fait le tour avant de me glisser côté passager.

Dès que nous reviendrons, je l’emmènerais jusqu’à la salle à manger ou nous attend un dîner aux chandelles, juste lui et moi.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 8 Mar - 9:54

Tout allait pour le mieux dans leur monde : Taemin guérissait petit à petit et Aydan l'aimait de plus en plus. Il profitait de toutes les secondes passées ensemble et bien qu'au travail il ne soit pas aussi familier avec lui qu'à la maison, il en était satisfait : l'important était qu'ils passent leurs journées ensemble. Cette situation allait parfaitement au métis qui était totalement comblé et ce, même si Taemin n'était toujours pas capable de lui faire l'amour. Il se satisfaisait de caresses et préliminaires, ce qui comptait n'était pas le sexe, leur relation allait bien au delà de ça.

Ce soir encore, Taemin semblait vouloir le lui prouver puisqu'Aydan avait eut l'autorisation de rentrer plus tôt et dès que son amant était revenu à la maison, il l'avait appelé, chose qu'il ne faisait que rarement -en général, il le rejoignait dans la et l'embrassait pendant de longues minutes, mais pas ce soir. A l'entente de son nom, Aydan était descendu et s'était rué sur les lèvres rosées de son petit ami. Il l'avait salué comme il se devait et avait ensuite haussé les sourcils, intrigué par l'annonce d'une surprise à venir.

Et quelle surprise ! La voiture était magnifique. Elle allait parfaitement avec celles que possédaient son amant et cette pensée le dérangea un peu.

- C'est... trop..., murmura-t-il.

Une certaine pudeur l'empêchait d'accepter mais après quelques secondes d'hésitation, il attrapa la clef tendue par son petit ami et se jeta dans ses bras, un large sourire sur les lèvres.

- Joyeux anniversaire, bébé.

Il se serra un peu plus contre lui et fronça les sourcils.

- J'avais aussi acheté quelque chose mais à côté de ça... C'est dérisoire...

Il se sentait honteux et gêné. Jamais ses présents ne pourraient égaler ceux de Taemin.

Il se recula un peu et acquiesça à la question de Taemin puis monta dans la voiture. Il la démarra et rien qu'à entendre le moteur vrombir sous ses doigts, il frémit. Cette voiture était un pur bijou. Sans plus attendre, le métis quitta la demeure en direction du centre ville qu'il traversa afin de rejoindre le périphérique extérieur afin de tester la puissance de son nouveau jouet. Après une dizaine de minutes de route, il s'arrêta près d'une des baies et éteignit le moteur avant de sortir de la voiture. Il en fit le tour et ouvrit la portière de son petit ami pour qu'il en sorte.

Une fois Taemin hors de l'habitacle, il sortit un paquet de sa poche et le tendit à son amant.

- Joyeux anniversaire, mon trésor.

Dans le paquet se trouvait une boîte en velours ornée de lettres dorées parfaitement liées. A l'intérieur de la boîte était caché une chaîne en or blanc pour laquelle Aydan avait sorti plus de la moitié de sa paye. La chaîne était fine et délicate, légèrement féminine mais parfaite pour son amant. Le jeune homme avait peur qu'elle ne lui plaise pas et que Taemin trouve son cadeau minable par rapport à celui qu'il venait de lui faire.

- Si tu n'en veux pas, je comprendrai, expliqua Aydan, intimidé.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 8 Mar - 10:51

Aydan me surprendra toujours. Je ne pensais pas qu’il m’aurait fait un cadeau. Et je n’en attendais pas. J’avais juste envie de lui faire plaisir.

J’ouvre la petite boite qu’il me tend et hausse les sourcils surpris. Ça lui ressemble tellement. Je souris et enlève la chaine de son écrin pour mieux la regarder, elle est magnifique.

- Si tu n'en veux pas, je comprendrai.

Je secoue vivement la tête tout sourire. Peu importe le prix, c’est un cadeau d’Aydan et pour moi ça vaut tout l’or du monde.
Je m’approche de lui et l’embrasse tendrement. Moi qui l’an dernier n’aurais jamais agis comme ça. Oh Aydan, mais qu’est-ce que tu as fait de moi ?

-C’est parfait. Merci. Je l’adore.

Je lui tends pour qu’il me la mette lui-même et baisse la tête pour l’observer. Je sais déjà que je ne l’enlèverais plus jamais. Cette chaîne est désormais mon bijoux le plus précieux.

Je le sers dans mes bras et le fait tourner, les pieds dans le vide et puis je le repose en riant. Je ne me suis jamais senti aussi bien et aimé que ce soir.

-Je t’aime.

Je me rends compte que je ne lui dis pas souvent, pas autant que lui, même si je le pense à chaque seconde de mon existence.

Je regarde ensuite ma montre et m’aperçois que nous sommes partis depuis presque quarante minutes. Il est temps de rentrer.
J’embrasse ses mains puis lui caresse doucement la joue. Je fronce les sourcils en pensant à toutes ses fois où j’ai osé lever la main sur lui. Aujourd’hui je tuerai moi-même quiconque lui ferait le moindre mal. Mon sourire change et devient triste à ces souvenirs. Je me rends compte du monstre que j’étais avant qu’il n’entre dans ma vie et même après, jusqu’à ce que je me mette à l’aimer.

-Comment j’ai pu te faire ça ? Ma voix n’est qu’un murmure qui n’arrive pas à ses oreilles. Je me parle à moi-même, perdu dans mes pensées.

Je chasse ces tristes épisodes de notre vie de ma tête et je l’embrasse de nouveau. Aydan est tout pour moi.

-On rentre ? La soirée ne fait que commencer. Lui dis-je en lui faisant un clin d’œil.

Évidemment il ne sait rien. J’ai été clair dans mes ordres. Tout devait se préparer dans son dos et personne n’était autorisé à lui en parler. Mon personnel a été briefé depuis une semaine. Je voulais que ce soit une surprise complète.

Nous remontons en voiture et je laisse Aydan s’amuser avec son cadeau. Il conduit vite mais bien. Je l’observe du coin de l’œil. Il prend du plaisir à la conduire et je suis heureux qu’elle lui plaise. J’étais sûr qu’il aimerait ce genre de voiture puissante.

Une fois à la maison, je le laisse garer la voiture devant l’entrée et je lui prends la main, l’entraînant derrière la maison. L’extérieur n’est éclairé que par des bougies posées autour de la piscine, du jacuzzi et du salon extérieur. J’ouvre la baie vitrée et le laisse entrer à l’intérieur.

-Après-vous monsieur Marsh.

A l’intérieur, toutes les lumières sont tamisées et un chemin a été tracé discrètement avec des pétales de fleurs blanches aux senteurs divines jusqu’à la grande table de la salle à manger.

La table a été dressée d’une nappe ivoire aux bordure couleurs or. Trois grand chandelier servent de chemin de table et deux couverts à chaque bout de table ont été mis, de la vaisselles aux couleurs de la nappe y attends, ainsi que plusieurs couteaux et fourchettes. Un menu est placé derrière chaque verre à vin et mon chauffeur nous attends une bouteille de grand vin à la main. J’ai eu du mal à la trouver mais j’ai réussi. C’est un vin de l’année de naissance d’Aydan, j’en ai commandé une caisse de France il y a une semaine.

Je le laisse prendre place à l’autre bout de la table et mon seul regret est qu’il soit si loin de moi. Ils auraient dû nous rapprocher… mais c’est ma faute, je n’avais pas précisé.

Je m’assoie à mon tour et déplie la serviette.

Le chef se présente suivit de deux de ses commis qui posent les plats devant nous et retirent les cloches en nous annonçant l’entrée : Foie Gras et son confis d’échalote au sel de Guérande. J’espère qu’il va aimer.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 8 Mar - 12:26

Aydan était soulagé que Taeùon apprécie son cadeau et lui-même apprécia l'étreinte que son amant lui offrit après qu'il lui ait attaché la chaîne. Son sourire était magnifique et réchauffait le coeur de la Doll qui se sentait presque pousser des ailes. Mais quelque chose dans le sourire de Taemin perdit de son éclat et l'air ravi de son petit ami disparu pour laisser place à quelque chose empli de tristesse et de regrets. Aydan ne put pas entendre ce que marmonnait Taemin mais il savait qu'il se flagellait encore pour le mal qu'il lui avait fait.

Immédiatement après avoir compris ça, la Doll attrapa le visage de son amant entre ses doigts et lui offrit un petit sourire timide.

- Je sais très bien à quoi tu penses et il faut que tu arrêtes de suite tes bêtises. Le passé est le passé, ça sert à rien de vivre dedans. Si on regarde toujours en arrière, on pourra pas avancer ensemble. Je t'aime, et je t'ai pardonné, fais pareil. Et arrête d'y penser, compris ? On fête notre premier mois en tant que couple, ça serait bête de gâcher ça, râla un peu le jeune homme.

Il vola ensuite un baiser à Taemin et se recila pour retourner à la voiture. Il roula jusqu'à la maison et se gara devant avant de quitter le véhicule pour rejoindre la véranda où tout avait été préparé avec soin. La table était somptueuse, le chemin de fleur l'était tout autant et le menu, riche et rafiné. Taemin avait sorti le grand jeu rien que pour lui et Aydan frémit à cette idée. Rien ne détonait, à part peut-être, la longue table qui les séparait.

Peu importe, ils étaient assis à cette même table, prêt à partager un repas délicieux. Aydan leva son verra quand les entrées furent servies et sourit à Taemin.

- A nous, à notre nouvelle vie ensemble et à toi, mon ange.

Le sourire que le métis offrit alors à son maître fut particulièrement lumineux et sincère. Il était heureux d'être là, avec lui.

Ils mangèrent l'entrée qui fut ensuite suivie du plat principal : des saint jacques rôties à l'huile d'olive avec une crème à la fève tonka, condiment de carotte et clémentine. L'odeur réveilla les papilles d'Aydan qui se mordit la lèvre d'envie. Ca semblait délicieux. Bien moins que Taemin, mais délicieux tout de même.

Il jeta un regard vers son petit ami et alors que leurs regards fusionnaient, des idées toutes plus perverses les unes que les autres lui venaient à l'esprit et il dut se faire violence pour se calmer. Le maître de la maison risquait de se voir obligé de sauter le dessert.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Lun 9 Mar - 3:01

Tout est délicieux. La nourriture comme la vue, puisque j’ai assis en face de moi une perfection absolue. Mais ces chandeliers aussi beaux soit-il m’empêchent d’observer Aydan correctement alors je demande à ce qu’on les retire. Ils sont immédiatement disposés sur les côtés laissant un grand espace vide entre nous mais peu importe. Je vois beaucoup mieux ma Doll comme ça. Dieu qu’il est magnifique. Très loin de ce qu’il était la première fois que je l’ai ramené ici. Il n’est plus blond mais brun, ses cheveux sont soigneusement coupés, sa peau entretenue, il est habillé comme un véritable homme d’affaire et il a pris un peu de poids. Il était désespérément trop maigre lorsqu’il est arrivé. Je mange sans le quitter des yeux. Pas une seule seconde je n’arrive à détacher mon regard de lui. Je ne suis ni drogué, ni fatigué, ni inquiet. Peut-être encore un peu dépressif mais je l’oublie vite quand je le vois comme ça. Il mange de bon appétit, un sourire ravi accroché aux lèvres et je sais qu’il aime. Alors ça me fait sourire aussi. J’aime le voir heureux. Ça me rends heureux.

Je prends mon verre de vin et hume son parfum avant de le porter à mes lèvres. Il est fruité, comme les lèvres d’Aydan, ce vin n’a pas été conçu l’année de sa naissance pour rien. Je repose ensuite le verre devant moi et appel pour qu’on vienne nous débarrasser. En attendant l’assiette de fromage et la salade française qui doivent suivre j’en profite pour annoncer mon autre cadeau à Aydan.

-J’ai discuté avec monsieur Hong Bao hier par téléphone au bureau… Tu sais qui c’est je suppose ?


Je souris en voyant son expression perplexe. Bien sûr qu’il sait. C’est le chef d’orchestre du philharmonique de Hong Kong. Une sommité dans le domaine de la musique classique qui a fait le tour du monde et dirigé les plus grands musiciens.

-Je suis en affaires avec sa femme depuis quelques temps maintenant, et elle a bien voulu me mettre en relation avec son mari. Je lui ai parlé de toi, de ton don pour le piano…

D’un geste presque théâtrale je m’arrête et reprends mon verre pour boire en le regardant. Aydan change de couleur, pendu à mes lèvres et l’effet que ça me fait est extrêmement plaisant.
Je pourrais suspendre ce moment, le prolonger pour l’éternité mais je décide d’abréger ses souffrances.

-Il a accepté de te rencontrer. S’il donne son feu vert, tu joueras à l’opéra pour une représentation le week-end prochain. Et je suis certain qu’il va dire oui. Donc, j’ai déjà réservé ma loge et tout préparé pour aller voir mon magnifique mais néanmoins talentueux petit-ami émerveiller tout le gratin de la ville.


Je lui fait un clin d’œil et vide mon verre.
En vérité j’ai fait un effort surhumain. Savoir qu’autant de monde va poser les yeux sur mon adoré me rends plus que fébrile. Je n’aime pas du tout qu’on matte ce qui m’appartient mais pour Aydan je fais l'effort, parce que je sais qu’il adorera ça, et je sais qu’il le mérite.  

-Ne t’en fait pas pour ton patron, je me suis déjà arrangé avec lui, il te laissera partir plus tôt tous les soirs à compter de la semaine prochaine pour que tu ailles répéter et par gentillesse, il a même consenti à te laisser ton mercredi, jour où le philharmonique répète… Est-ce que cet homme serait amoureux de toi par hasard ? Dis-je en fronçant les sourcils, faussement en colère.

Là aussi quand Hong m’a parlé des répétitions j’ai hésité. Parce que cela voulait dire que j’allais devoir passer moins de temps avec lui, et même une journée entière sans qu’il soit près de moi. Mais j’ai ravalé mes craintes et j’ai accepté de lui faire confiance. Enfin… j’ai déjà demandé à mon chauffeur de l’emmener à la répétition et de rester avec lui. Juste… pour me rassurer. Je n’aime pas le savoir loin de moi. Là où je ne peux rien contrôler.
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Doll

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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Lun 9 Mar - 10:46

Alors qu'ils mangeaient paisiblement, en silence pour mieux apprécier les saveurs des plats, Taemin lui annonça quelque chose qu'Aydan redoutait. Il lui parlait d'un des plus grands musiciens du continent et il avait peur d'entedre la suite. Effrayé, impatient, nerveux, voilà ce qui l'animait. Puis après l'avoir torturé de longues secondes, Taemin lui annonça une nouvelle qui fit louper plusieurs battements à son coeur.

- Tu... Pardon ?, bégaya le métis.

Il n'en revenait pas. Aydan avait posé ses couvers et restait immobile, interdit, stupéfait. Il ne savait pas comment remercier son amant et hésitait même à pleurer tant la joie qui l'emplissait était immense.

Puis Taemin détendit habilement l'atmosphère et la Doll se surprit à rire un peu avant de mordiller sa lèvre d'un air taquin. La nouvelle que venait de lui annoncer son petit ami ne lui avait pas retiré son envie grandissante de sexe. Son Owner avait un effet remarquable sur lui et il n'était pas étonnant qu'ils fassent tant de fois l'amour dans la journée puisqu'un seul regard de la part du Coréen rendant Aydan fébrile.

- Mon patron ? Amoureux ? Je n'en sais rien mais je dois dire que c'est un véritable canon et pour tout t'avouer... J'ai déjà rêvé de lui de nombreuses fois. Et, tout à fait entre nous, j'aime beaucoup me toucher en pensant à lui. Evidemment, je ne vais jamais jusqu'au bout, je préfère attendre qu'il soit là pour me satisfaire pleinement.

Rares étaient les fois où Aydan avait parlé de cette manière mais, aujourd'hui étant un jour spécial, il avait décidé de se laisser aller.

Il posa ses couverts et à son tour, but son verre de vin avant de ses lécher les lèvres avec gourmandises. Taemin ne lui avait rien fait mais il sentait déjà son corps réagir au regard insistant de son amant.

- D'ailleurs, si tu veux tout savoir, j'ai rêvé qu'il m'embrassait ici... -ses doigts glissèrent le long de son cou alors qu'il disait ces paroles. Tout en déboutonnant lentement ma chemise...

Aydan recula légèrement la chaise et tout en mordant sa lèvre, il défit sa chemise lentement avant de l'ouvrir pour la faire glisser à peine le long de ses épaules. Son regard ne quittait pas celui de Taemin et s'était même fait plus intense.

- Puis après avoir ouvert ma chemise, tu caressais mon torse en me faisant frissonner, tu l'embrassais aussi, commenta-t-il en jouant avec un de ses tétons tandis que son autre main détachait sa ceinture et baissait sa braguette. Ensuite, tu me touchais ici...

Son regard se baissa vers son propre sexe et il n'attendit pas plus pour retirer son pantalon et baisser son boxer. Aydan était désormais affalé sur la chaise, le dos cambré et le souffle court, il caressait son entrejambe pour attiser un peu plus le désir de Taemin ainsi que le sien.

- Puis après avoir joué avec ta langue sur tout mon corps, tu venais t'occuper de moi...

Le jeune homme laissa échapper un soupir vite suivit d'un gémissement et il ne lui en fallut pas plus pour se redresser. Son sous-vêtement dévoilait le haut de ses fesses ainsi que son pubis et ses hanches tout comme sa chemise montrait son torse et ses épaules.

Aydan grimpa sur la table, à quatre pattes et sans jamais quitter des yeux son amant, il s'avança vers lui. Ses muscles roulaient sous sa peau et son dos cambré lui donnait une allure féline et sensuelle. Arrivé au niveau de son amant, il glissa une main sur sa joue et s'avança un peu plus vers lui pour ravir ses lèvres dans un baiser langoureux.

- Et pour finir, tu me faisais l'amour toute la nuit..., souffla Aydan contre les lippes de Taemin.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Lun 9 Mar - 12:03

Ma bouche s’entrouvre lorsque Aydan commence à retirer ses vêtements. Il ne va pas oser… Si, il ose, et pas qu’un peu. Je me recule dans mon fauteuil et sers du plus fort que je peux les accoudoirs. Je voudrais protester. Lui dire que nous ne sommes pas seuls, que le chef va revenir avec nos desserts mais aucun son ne sort. Oh non. Tout ce qui veut bien sortir c’est mon souffle qui commence à se saccader au moment où il grimpe sur la table à quatre pattes et s’avance vers moi comme un félin guettant sa proie. Mes yeux sont braqués sur lui et je me mord la lèvre.

-Aydan… tu sais très bien que je ne peux r-.

Je m’arrête au beau milieu de ma phrase. Le bas de mon ventre son contracte violemment et je baisse immédiatement les yeux vers ma braguette… Elle est déformée par une petite bosse. Je… Je n’en reviens pas.

Je relève la tête vers Aydan ahuri. C’est lui qui me fait cet effet-là ? Il avance vers moi presque nu, lentement en me murmurant toutes ces choses qu’il aimerait que je lui fasse et je sens la bosse dans mon pantalon grossir de plus en plus. Aucun doute, c’est lui. Il s’arrête au bord de la table et murmure contre mes lèvres.

- Et pour finir, tu me faisais l'amour toute la nuit.

Je repose mon dos contre le dossier, penche la tête en arrière et attrape sa main en fermant les yeux. Je la place directement entre mes jambes et je lui fais sentir que je suis dur. Vraiment très dur. Ça fait des mois que ça ne m’était pas arrivé. C’est incroyable. C’est revenu comme c’est partit. Je n’en reviens pas. Et je pense à toutes ses nuits où j’ai voulu le prendre et où il n’a dû se contenter que de mes caresses. Je pense à toutes ses nuits où j’étais frustré de ne rien pouvoir ressentir.

J’ouvre les yeux et baisse la tête, regarde ma Doll avec un sourire carnassier.

-Il semble que tes rêves vont devenir réalité dans très peu de temps bébé…


J’ouvre juste ma braguette, je la fait coulisser doucement sous ses yeux qui me dévorent, et plus son regard me transperce et plus j’ai envie de lui. Pourquoi c’est revenu ? Pourquoi ce soir précisément ? pourquoi maintenant ? Je ne peux m’empêcher d’y penser mais je fais tout pour chasser ça de mon esprit, je ne veux pas que tout reparte. J’ai de grand projet pour Aydan cette nuit.

Je ressors finalement mon sexe de mon pantalon, droit, fier et je me caresse doucement devant lui en passant une langue mutine sur mes lèvres. Je lui envoie un message sans mots mais tout à fait clair. Et dès qu’il aura fini j’ai l’intention de le prendre sur la table, ensuite nous mangerons ce délicieux dessert que nous a préparé le chef et je vais me faire une joie de rattraper ces deux mois où j’ai été au repos forcé.

-Demain tu n’as plus de voix… Ma promesse n’a rien de classe mais elle a le mérite d’être claire.

Je lui fait un signe du doigt pour qu’il vienne plus près, pour qu’il se penche.

-Tu n’as pas encore dit merci pour Hong Bao… Aydan tu sais que je déteste l’impolitesse bébé.

Je souris en coin et pousse légèrement mon bassin devant lui.
Je ne peux retenir le grognement qui remonte du fond de ma gorge quand je sens ses lèvres sur moi. Putain que c’est bon. Ça m’avait tellement manqué. J’entends des pas dans le couloir et je ferme les yeux. Je ne veux pas qu’il s’arrête. Surtout pas. J’entends une porte s’ouvrir doucement et se refermer aussi sec. Bien. Nous ne serons plus dérangé pour un moment.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Mer 11 Mar - 0:01

Aydan sentait le vit brûlant de son amant sous sa paume et ce simple contact aurait pu le faire jouir. L'érection de Taemin lui promettait bien des choses qui le firent râler de contentement alors qu'il massait déjà le sexe de l'Owner par dessus son pantalon. Puis le métis retira sa main de là où elle était et s'assit sur ses talons. Là, sur la table, il avait une vue imprenable sur son petit ami en train de se caresser, l'air prédateur. Tous les sens d'Aydan s'affolaient et l'impatience de se sentir enfin comblé grandissait de seconde en seconde.

La promesse de Taemin le fit rire. Oh oui, il espérait bien ne plus avoir de voix demain. Il espérait aussi ne pas dormir de la nuit. Ils avaient deux longs mois à rattraper.

Docile, au signe de son maître, la Doll s'avança et après le reproche de son amant, il s'empressa de prendre entre ses lèvres le sexe impérieux de Taemin afin de se faire pardonner de son affront.

Bon sang ! Ca lui avait manqué. Au moins autant qu'à Taemin. Il entendit les pas et la porte s'ouvrir mais pas une seconde il ne pensa à s'arrêter. Pas alors qu'il faisait plaisir à Taemin en lui offrant la meilleure fellation de sa vie.

A quatre pattes sur la table, penché en avant, Aydan s'appliquait à sucer, lécher et embrasser le sexe ainsi que les bourses de son amant. Les bruits de ses lèvres étaient obscènes et ses gémissements l'étaient encore plus ; gêné, il n'osait pas ouvrir les yeux. A la place, il porta une de ses mains à son entrejambe encore couverte par son boxer et il se caressa longuement, accentuant ses râles de plaisir qui résonnait dans la pièce. Ses lèvres se refermaient et se resserraient irrégulièrement autour de Taemin tandis que ses joues se creusaient pour varier la pression exercée autour de son vit.

L'idée de ce qui risquait de suivre l'enchantant et il s'appliqua encore plus : il fallait que Taemin jouisse pour qu'ensuite il s'occupe de lui. Ses allées et venues sur le sexe de son petit ami se firent plus rapides et après quelques secondes d'hésitation, il parvint à le prendre entièrement entre ses lèvres, son nez maintenant enfoui dans les poils sombres de son maître. Il retira peu après le sexe de ses lèvres et revint jouer avec, alternant entre simples effleurements et succions plus appuyées.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Mer 11 Mar - 4:02

Mes yeux se ferment et je disparais dans le monde d’Aydan, emporté par sa bouche, sa langue, sa chaleur, son désir, son amour.

Un frisson remonte le long de mon corps et se perd dans ma nuque lorsqu’il me prend entièrement dans sa bouche. Aydan s’est amélioré ? Il a de la technique et je fronce les sourcils. Mon côté parano resurgit, je voudrais lui demander s’il m’a tout dit, s’il est bien sûr d’être resté seul le mois où nous avons été séparés mais la pression qu’il double dans sa bouche me clou sur place. Mes hanches partent en avant et je ne peux contenir le râle d’extase qui passe mes lèvres.

J’oublie bien vite ce que je voulais dire, penche la tête, regarde Aydan jouer avec moi, affamé, et je le désire tellement que j’en perds mon souffle comme si j’avais couru un marathon.

-Bébé…Stop… Je vais…
J’essaie de le prévenir mais le manque d’air me coupe la parole et j’explose dans sa bouche dans un véritable cri de plaisir. Ça me fait mal tellement c’est bon. Mes sens se décuplent et je sens tout. Je vois tout. Les pulsions dans mon sexe, ma chaleur qui envahit sa gorge, sa pomme d’Adam qui remonte et se baisse avec indécence lorsqu’il avale, ses yeux qui s’ouvrent et se braquent sur moi et ce putain de sourire satisfait que j’ai envie de gommer de ces lèvres.

-Oh toi… Dis-je en le repoussant. Ma voix claque comme une menace. Une promesse même.

Je me lève de mon fauteuil et tente de garder l’équilibre. Les derniers tremblements de mon orgasme phénoménale se répercutent dans mes jambes et je dois me rasseoir pour éviter de m’effondrer. Mais bordel où est-ce qu’il a appris à faire ça ? Est-ce que c’est parce que ça fait longtemps ou parce qu’il est vraiment doué ? Quoi qu’il en soit c’est la première fois que je jouis comme ça.

J’essaie de reprendre mon souffle, je regarde Aydan et lui fait un mouvement de tête, je n’ai même pas la force de parler pour le moment. Je lui intime l’ordre silencieux de retirer le peu d’affaire qu’il a osé garder sur lui pour m’exciter consciencieusement. Je baisse les yeux pour m’assurer que je suis toujours au top de ma forme et un sourire apparait sur mon visage. De ce côté aucun soucis. Je suis plus que prêt à lui rendre la pareil.

Je cligne des yeux, inspire profondément pour trouver la force de parler et pose ma main sur le rebord de la table.

-Viens t’asseoir ici.

Je vais te montrer ce qu’il en coute de défier ton maître mon cœur.

Dès qu’il s’assoit en face de moi complétement nu, les jambes dans le vide je saisie une de ses chevilles et ramène ses orteils contre mon érection en souriant. Je les fais remonter doucement sur toute la longue et lui indique que je veux les sentir à la tête de mon sexe pendant que j’attrape son autre pied que je porte devant ma bouche.

Je l’embrasse avec amour, le mord doucement, grignote ses doigts de pieds, les suces, les lèches y fait trainer mes lèvres et puis je l’abaisse pour qu’il retrouve son jumeau en train de me masser l’entre-jambe.
Tout n’est que sensualité, luxure, désir et pourtant c’est de l’amour qu’il y a dans nos yeux, je le sais.

Je me relève d’un coup, enfin remis du premier round et me glisse entre ses jambes en les écartant avec force. Je l’embrasse fiévreusement, ma langue trouve la sienne et dessine le caractère chinois « Amour » à l'intérieur.

Je le couche ensuite sur la table et ramène ses hanches contre mon bassin dans le vide. Je relève ses jambes, les embrasses en respirant fort et sans qu’il s’y attende glisse un doigt mouillé en lui puis un deuxième. Je mord son mollet pendant que je le prépare et nous quittons cette galaxie. Il n’y a plus de notion du temps, plus personne, plus rien. Tout disparait au moment où je le pénètre avec douceur. Je ne sais pas qui de nous deux bouge le plus, nous mouvons en parfaite symbiose, ses fesses rencontrent mes reins, mon verre en cristal tombe, roule sur la table et se brise au sol en même temps que je brise Aydan avec toute mon adoration pour lui.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Mer 11 Mar - 12:58

Aydan avait senti son amant se tendre, signe qu'il venait, et même avec l'avertissement de Taemin, le jeune homme ne se retira pas, au contraire même. Il s'appliqua encore plus et au moment venu, récupéra toute la jouissance de son petit ami, l'avalant avec gourmandise. Il se redressa ensuite, un sourire narquois sur les lèvres, prêt à subir la vengeance du maître.

Et ladite vengeance ne tarda pas. Les lèvres de Taemin se baladait sur son corps, le faisant trembler et gémir de plaisir. Ses sens le rendaient fou, il sentait chaque millimètre de la peau de Taemin entrer en contact avec la sienne et toutes ses sensations le grisaient, le transformaient en pantin désarticulé en manque de plaisir.

Puis enfin vint la libération, délicieuse et renversante. Arrivée à point nommé après les baisers et attouchements de Taemin, elle rendit fou Aydan qui gesticulait de manière incohérente, remuant ses hanches avec frénésie pour heurter furieusement le bassin de son petit ami, cherchant à fusionner parfaitement avec lui. Dieu que c'était bon !

Lorsque le verre se brisa, il eut l'impression que l'éclat faisait écho à son corps qui explosa sous le plaisir. L'orgasme le transperça si violemment que tout son dos s'arqua quand il se libérant sur son torse, éclaboussant son ventre et son buste dans un cri puissant et aigü ; si l'on tendait l'oreille, le nom de Taemin était audible dans le râle de la Doll.

Aydan s'effondra ensuite sur la table, tremblant de toute part, essouflé, le coeur battant à tout rompre. Il était certain qu'il risquait de mourir à tout instant tant son palpitant s'emballait. Jamais personne n'était parvenu à atteindre son coeur. Taemin était son premier amour, son premier baiser, sa première fois. Il était son monde.

Epuisé, il se redressa avec difficulté et porta une main à la joue de son amant pour la caresser avec tendresse tandis que son regard accrochait celui sombre de Taemin.

- Je t'aime tellement..., murmura la Doll, le sourire aux lèvres. Je t'adore, mon amour.

Le métis utilisa ses dernières forces pour s'asseoir sur la table afin d'être à la hauteur de son petit ami et dès qu'il fut redressé, il l'enlaça. Son visage se posa contre l'épaule de l'Owner et ses bras entourèrent son torse dans une étreinte tendre et possessive.

- Mon Taemin..., soupira-t-il, insistant sur le possessif.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Jeu 12 Mar - 6:40

Ce que nous venons de vivre a été au-delà que tout ce que nous avons pu connaître avant, je le sais. L’orgasme d’Aydan a suffi à déclencher le mien et l’espace d’un instant j’ai vu des étoiles, des feux d’artifices, des lumières éblouissantes. Et puis je l’ai vu lui. J’ai vu son âme… mon âme, pendant que je me rependais en lui en serrant les dents dans un grognement sourd. Quand il touche le firmament Aydan a la plus belle voix du monde, et il ne s’en sert que pour prononcer mon nom et c’est précisément à ce moment-là que je voudrai lui donner l’impossible, lui offrir l’éternité. Parce que je l’aime, et que ma vie ne vaut rien sans lui.

Je le sers dans mes bras en caressant du bout des doigts son dos nu, je sens son visage s’enfouir dans mon cou et c’est le moment que je préfère. Quand après l’amour il redevient si timide. Mon amour est adorable lorsqu’il est à découvert. Il n’a plus de force et je dois le retenir du mieux que je peux. Il s’appuie de tout son poids sur mon épaule et je dépose un long baiser tendre sur sa tempe, le remerciant secrètement de m’avoir rendu ce qui faisait de moi un homme.

Je crois que je viens de comprendre pourquoi c’est revenu. Je viens de me pardonner pour Paris, je viens d’admettre en mon fort intérieur que j’avais le droit d’être heureux avec lui. Que je pouvais lâcher prise… que je pouvais avoir… avoir… confiance.

Je souris timidement en me l’avouant à moi-même. Je n’ai jamais fait confiance à personne. Ni à ma famille, ni à mon personnel, ni à mes amis. Je n’ai toujours compté que sur moi-même, jusqu’à lui. Aydan a déboulé dans ma vie, s’est battu contre ce que j’étais, m’a désobéit, m’a provoqué, m’a poussé à bout et puis il a gagné contre moi. Il m’a révélé à moi-même. Il m’a appris que je pouvais rire, éprouver de la compassion, de la joie, du bonheur, de l’amour.

Avant je me contentais de ce que j’avais, je ne demandais rien à personne. Aujourd’hui j’en veux toujours plus. Je veux tout de lui. J’entrevois l’ombre d’une vie. Un avenir. Notre avenir. Je le construirais pour lui. Pour nous. Je ferais sortir de terre ce qui n’existe pas. Je ferais pousser notre vie. Ma priorité c’est de le rendre heureux, à n'importe quel prix.

-Je t’aime.

- Mon Taemin.

-À toi. Dis-je en l’embrassant sur le front.

Je me décolle doucement de lui, caresse son visage comme s’il s’agissait de la chose la plus fragile au monde et puis je remonte ma braguette et lui demande d’attendre, assit sur la table.
Je contourne le verre brisé et vais à l’autre bout pour récupérer ses vêtements éparpillés au sol.

Je reviens jusqu’à lui et je le rhabille doucement. Comme une poupée. Une fois ses affaires remises je le fais descendre de la table et me rassois dans mon fauteuil. Je lui tends la main et je le fait venir sur mes genoux, en travers, sa tête sur mon épaule. Un de mes bras entour ses épaules pendant que l’autre trouve sa main et nous entrelaçons nos doigts amoureusement.

J’appelle pour qu’on vienne nous apporter le dessert et remplacer mon verre. Lorsque le chef se représente, il ne fait aucune allusion au fait qu’Aydan n’est plus à sa place. Et franchement je me fous de ce qu’il peut bien penser. La place de ma Doll est avec moi, contre moi, je ne le cache pas. J’en suis fier.

L’homme dépose habilement nos deux assiettes devant moi et sort sans un mot. Sans lâcher Aydan je me penche pour ramasser le menu et regarder de quoi il s’agit.

-Tarte Tatin au caramel beurre salé et son croquant effilé praliné au grand marnier accompagné d’un sorbet à la vanille et à la confiture de lait. Mh, ça a l'air bon qu'est-ce que tu en penses ?

Je prends ma cuillère et coupe un morceau de tarte auquel j’ajoute un peu de glace et lentement je me mets à nourrir mon amour comme si c’était une évidence.

-Comment c'est ? Reprends des forces mon cœur, tu vas en avoir besoin.
Dis-je en esquissant un sourire taquin.

J’ai hâte de finir le repas et de l’emmener jusqu’à notre chambre.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Ven 13 Mar - 7:08

Dire qu'Aydan était heureux était un euphémisme. Il était ravi, comblé, aux anges. Taemin était si parfait avec lui... Ainsi, lorsqu'il s'éloigna, Aydan sut qu'il ne lui faudrait que quelques secondes avant de le rejoindre et ce fut avec plaisir qu'il constate qu'il avait raison. Sagement, la Doll se laissa faire et une fois de nouveau habillé, il vint s'asseoir sur les genoux de son petit ami comme ce dernier l'avait exigé.

Les yeux d'Aydan étaient fermés et il s'était totalement lové contre Taemin. Si le chef n'était pas venu leur apporter le dessert, le métis se serait probablement endormi tant il était bien. Il était à sa place. Là où il aurait du toujours être et là où passerait sa vie avec plaisir. Son pouce caressait machinalement la main de Taemin et il déposait parfois des baisers délicats contre le cou sucré de son amant.

Lorsque l'Owner se décida à lire le menu, Aydan ne put résister se redressa afin de manger les bouchées offertes pas son maître. C'était délicieux. Un vrai régal. Ses papilles semblaient frémir de joie sur sa langue et lui-même laissa échapper un soupir d'aise.

- C'est... C'était la meilleure idée du siècle d'embaucher un chef pour notre anniversaire. Tu es un génie, bébé.

Aydan lui vola un baiser et se saisit à son tour de l'assiette de Taemin pour le nourrir lui aussi, couplant glace et tarte pour lui faire goûter aux saveurs que ce dessert offrait. Il ne voyait pas pourquoi Taemin n'y aurait pas droit.

- Alors ? C'est bon non ?, sourit Aydan.

Finalement, après de longues minutes de dégustation, le repas fut terminé et le métis ne put s'empêcher de mordiller sa lèvre d'un air ravi et impatient. Taemin allait s'occuper de lui. Il lui avait promis : demain, il n'aurait plus de voix. Cette idée fit frissonner Aydan qui, par réflexe, se serra davantage contre son petit ami.

- Et si on montait dans la chambre ? Je crois qu'on a pas mal de temps à rattraper hm ?

Aydan le provoqua sciemment, conscient de l'effet qu'il pouvait faire à Taemin. Après tout, c'était grâce à lui qu'il avait cessé d'être impuissant et qu'il était redevenu l'homme qui savait si bien lui faire l'amour.

- Porte moi. Si je marche, je risque de perdre le peu de forces qu'il me reste.

C'était faux, bien entendu, mais Aydan voulait taquiner son amant et la perspective d'être porté comme une princesse jusqu'à leur chambre le fit sourire.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Ven 13 Mar - 9:48

- C'est... C'était la meilleure idée du siècle d'embaucher un chef pour notre anniversaire. Tu es un génie, bébé.

Je souris quand il me donne un baiser et fait glisser ma main à l’intérieur de sa cuisse, joueur.

-Je sais bébé. Je ne serais pas le numéro 2 d’une multinationale si je n’étais pas un génie. Dis-je en frottant mon nez contre le sien, un sourire amusé sur les lèvres.

Je suis ravi que ça lui plaise. Cette soirée se passe impeccablement bien et je n’ai même pas envie de me droguer… pour le moment.
Je mange de bon appétit ce qu’il me donne. C’est délicieux. Je me sens bien et j’aime le sentir tout contre moi. Sa présence m’apaise et me rassure, j’espère qu’il ne partira plus jamais. Il m’a promis qu’il resterait, alors je veux le croire. J’ai confiance.

Après avoir fini nos desserts Aydan me propose de monter dans la chambre et ajoute qu’il veut que je le porte. Je lève les yeux au ciel mais m’exécute sans pouvoir cacher mon amusement. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un petit-ami aussi parfait ? J’ai dû sauver une nation dans une autre vie.

Je le porte jusqu’à notre chambre et pour le reste de la nuit, je ne laisse aucun répit à Aydan. Je fais ce que j’avais promis. Je suis certain que toute la maison nous entend malgré la porte close. Et j’adore ça.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

4 mois plus tard



Ma guérison est complète. J’ai arrêté les drogues dures, mes cauchemars ont cessés et je passe d’excellentes nuits enlacé à ma Doll. Il y a deux mois Aydan a fait une représentation à l’opéra sous la direction d’Hong Bao accompagné du philharmonique d’Hong Kong. Ça a été une telle ovation que Hong Bao en personne lui a proposé de rejoindre ses musiciens en tant que soliste. Pour le moment nous sommes toujours en train d’en parler. Rejoindre le philharmonique serait un rêve pour lui mais je ne suis pas encore prêt à le laisser s’éloigner de moi, de mon emprise. J’aime avoir le contrôle sur sa vie en le gardant toujours près de moi au travail. S’il démissionne je vais devoir accepter de le laisser gérer. Je n’aime pas ça. Il doit donner sa réponse à la fin du mois et pour le moment, le sujet est brûlant entre nous. En dehors de ça notre vie est parfaite. Heureuse, amoureuse, épanouie sexuellement et sentimentalement. Aydan a même commencé à vraiment prendre possession des lieux en redécorant le salon d’hiver. Je crois qu’il se sent enfin chez lui et ça me plait.

Je jette un coup d’œil dans le miroir de la chambre ou je suis en train de nouer ma cravate. Aydan est allongé sur le lit, son corps nu est à moitié couvert par les draps. Il a dû prendre ses congés, c’est obligatoire et j’y tiens. Et puis comme ça il peut mieux réfléchir à ce qu’il compte faire comme il dit. J’aperçois par la fenêtre mon chauffeur ramener la voiture. Je fini de mettre mes boutons de manchettes en or blanc et je vais jusqu’au lit poser un baiser tendre dans ses cheveux avant de partir travailler.

-À ce soir bébé.
Je murmure dans ses cheveux mais je sais qu’il ne m’entend pas. Il dort à point fermé, fatigué de notre nuit d’amour.

En quittant la maison je suis loin de me douter que ce soir ne sera pas un soir comme les autres.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 14 Mar - 4:37

Taemin lui avait fait toute l'amour toute la nuit et ne l'avait pas laissé dormir avant cinq heures du matin passées. Aydan avait immédiatement sombré dans un sommeil profond, épuisé et apaisé, lové tout contre son amant. Ce même schéma s'était répété quatre mois durant : Taemin lui faisait l'amour régulièrement, avec ardeur et passion et lorsqu'ils ne couchaient pas ensemble, ils passaient le plus clair de leur temps à s'embrasser et s'enlacer tendrement. Ils étaient la définition même d'un couple fusionnel. Tout allait merveilleusement bien. Aydan et son talent avaient été puliquement reconnus et une place lui avait été offerte dans l'orchestre de la ville. Il n'avait toujours donné de réponse, tiraillé entre son poste de secrétaire et sa passion pour la musique. Son travail actuel lui permettait de passer toutes ses journées avec l'homme de sa vie et c'était quelque chose qui était important pour Aydan mais l'offre qui lui avait été proposée lui permtettait de vivre enfin de sa passion, de voyager, découvrir le monde et représenter ce qui faisait partie des choses les plus importantes pour lui. Le seul point négatif restait Taemin. Ce dernier refusait de le laisser lui échapper et Aydan pouvait comprendre son raisonnement. Aussi, la discussion concernant sa décision était souvent évitée puisque menant parfois à des disputes entre eux. Forcé au repos pour pouvoir réfléchir, Aydan s'était mis à décorer "sa" pièce à sa guise. C'était chez lui désormais et il voulait apporter un peu de touches personnelles à cette immense demeure trop froide et propre. Cette initiative plaisait à son amant.

Ce dernier était déjà parti quand Aydan se réveilla. Comme tous les matins depuis qu'il était en repos, il se leva et s'habilla d'un jean, d'un débardeur et d'une veste noire après avoir pris sa douche. Sans prendre la peine de se sécher les cheveux, il descendit jusqu'à la cuisine, trouvant un mot de son petit ami sur le plan de travail. Cette attention le fit sourire et il se sentit immédiatement de bonne humeur. Même loin de lui Taemin le rendait heureux. Le métis prépara de quoi manger et, le plateau dans les mains, parti dans le salon afin de s'installer devant la télévision.

Pourtant, quelque chose d'imprévu le stoppa dans sa progression. Un homme d'une cinquantaine d'années, peut-être plus, était assis dans un des fauteuils, un jeune homme derrière lui. Tout deux en costume, ils parvirent à mettre Aydan mal à l'aise. Il posa son plateau et s'avança vers les inconnus, son cerveau fonctionnant à toute vitesse. Taemin ne savait pas qu'ils étaient, il lui aurait dit sinon. Comment étaient-ils entrés ? Qui étaient-ils ?

- Bonjour. Je peux vous aider ? Si vous cherchez monsieur Park, il n'est pas ici. Je peux prendre un message si vous voulez ? Il ne reviendra pas avant ce soir, expliqua tranquillement Aydan.

Il ne savait pas vraiment quoi dire de plus et l'attitude de ces deux étrangers le mettait mal à l'aise.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 14 Mar - 11:02

Pov externe.

L’homme le regarda de ses yeux clairs et invita Aydan à s’asseoir poliment d’un geste de la main sans prononcer le moindre mot. Son attitude, sa posture, son calme, tout semblait glaciale mais maitrisé.
Le jeune homme qui se tenait derrière lui se pencha alors et lui remis un dossier ainsi qu’une enveloppe.

-Vous ne me connaissez sans doute pas jeune homme mais moi je vous connais. Je sais tout sur vous et la nature de vos liens avec Taemin.

Il se pencha ensuite en avant en le regardant dans les yeux, c’était glacial.

-Regardez mes yeux, ne vous rappellent-t-ils pas quelqu’un ? Il laissa à la Doll quelques instants pour l’observer puis se redressa. –Mon nom est Park Taehyun, Taemin est mon héritier.

Une bonne entra dans la pièce et posa deux tasses de cafés sur la table puis s’inclina respectueusement devant le vieil homme avant de sortir.

Le père de Taemin s’éclaircit la voix et attendit que son assistant prenne sa tasse pour la lui donner. L’homme la pris sans le remercier et invita Aydan et en faire de même.

-Je ne suis pas venu voir Taemin. En vérité il ignore même que je suis à Hong Kong. C’est avec vous que je souhaitais m’entretenir monsieur Marsh. Voyez-vous… cet enfant est mon seul et unique héritier. Dans quelques années tout ce que notre famille a construit lui reviendra mais pour le moment il n’est pas prêt. Je l’ai pourtant formé dès son enfance à prendre ma succession, j’ai éliminé les parasites qui l’entouraient, je l’ai placé dans les meilleurs écoles et j’ai fait en sorte qu’il ne fréquente que de gens de son rang. J’en ai fait une machine destiné à faire de l’argent, sans état d’âme et sans pitié. Le regard de l’homme brillait en disant cela. -Pourtant il n’a cessé de me décevoir par son comportement et c’est pour cela que je l’ai exilé ici, dans l’espoir qu’il devienne plus mature et responsable.

Il but une gorgé de son café puis le reposa sur la table.

-Ça fonctionnait de mieux en mieux, jusqu’à ce que vous arriviez dans sa vie. Je pensais que ce n’était qu’une passade, que ça ne durerait pas aux vues de ce qu’il vous a fait… mais il semblerait que vous vous accrochiez plus fort que je ne l’avais prévu.


Il ouvrit le document devant lui et sortit des papiers, les étalant devant Aydan. C’était toute la vie de la Doll et de son Owner : photos, notes de frais, documents, contrats, tout était là.
Il releva ensuite les yeux vers le métis et pour la première fois esquissa ce qui ressemblait de loin à un sourire.

–Pensiez-vous que je laisserai cet enfant mener sa vie sans avoir un droit de regard ?


Il déboutonna sa veste et se leva.

-J’irais droit au but jeune homme. Vous avez changé mon héritier et je n’aime pas ça. J’ai pris la liberté de passer voir vos parents en Chine avant de venir ici. Visiblement ils ne se doutaient pas du genre de relation que vous entreteniez. D’ailleurs votre mère ne m’a pas cru avant que je ne lui montre les photos. Nous avons donc convenu d'un arrangement auquel ils ont déjà souscrit. Il ne reste donc plus que vous.

L’homme d’affaire saisi l’enveloppe et la jeta devant Aydan.

-Voilà comment les choses vont se passer jeune homme. Vous allez prendre vos affaires et vous aller quitter mon fils. Vous lui direz que vous en avez assez de jouer la comédie et que vous ne l’avez jamais aimé. Vous lui direz que vous ne tenez plus à le revoir et que vous n’avez plus besoin de lui puisque vous avez accepté ce travail à l’opéra. Et vous partirez. En échange jeune homme j’obtiendrais deux visa permanents pour que vos parents vous rejoignent à Hong Kong. Je vous fournirais un bel appartement de l’autre côté de la ville pour que vous puissiez vivre avec votre famille. Je ferais en sorte que votre père trouve un travail et vous pourrez même partir avec les cadeaux que Taemin vous a fait. En les vendant cela devrais couvrir tous vos frais pour plusieurs années. J’effacerais vos dettes auprès de Private Blossom et vous serez enfin libre. Évidemment il vous sera interdit de reprendre contact avec mon fils de quelque manière que ce soit. Je crois que ce deal devrait satisfaire tout le monde.


Il fit un signe de tête et son secrétaire rangea immédiatement le dossier.

-Si vous refusez monsieur Marsh… je ferais de votre vie un enfer et même Taemin ne pourra rien contre cela. Vous pourriez vous retrouver orphelin pour de bon cette fois-ci… Réfléchissez bien. Toutes les cartes sont entre vos mains.


-Pour ce qui est de Taemin ne vous inquiétez pas, il s’en remettra. J’ai déjà prévu de le ramener en Corée d’ici la fin de l’année. Je lui ai trouvé une fiancée. Il épousera la fille d’un de nos partenaires et je souhaite qu’il assure sa position et notre nom en faisant rapidement un enfant… chose que vous ne pourrez jamais lui donner. Ajouta-t-il en le toisant de haut en bas comme s’il s’agissait d’un nuisible.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 14 Mar - 12:22

Aydan n'était pas dupe et savait très bien pourquoi le père de son amant était là. S'il n'avait pas prévenu son fils de sa venue, il était logique qu'il soit là pour la Doll. Mais celui-ci était loin de se douter que cet homme était si renseigné sur eux. Son instinct lui hurlait de se plier à ses moindres exigences maintenant qu'il l'avait reconnu et son cerveau remettait peu à peu en place les pièces du puzzle. C'était lui qui avait fait de Taemin ce qu'il était. Finalement, Aydan n'avait pas lutté contre Taemin, il avait lutté contre son père et ce dernier semblait inébranlable à côté de son fils. Là où Aydan avait trouvé une faille chez l'Owner, il savait qu'il n'y en aurait pas chez son père.

Assis dans le fauteuil, Aydan ne touchait pas au café et écoutait patiemment toutes les exigences de l'homme. Il le haïssait déjà. Sa voix était désagréable, ses manières l'étaient encore plus. Il était fermement décidé à rejeter toute demande mais plus les secondes passaient, plus sa certitude s'effondrait. Park Taehyun n'avait rien d'un tendre et Aydan savait qu'il était dangereux. Mais il savait aussi qu'il serait incapable de quitter Taemin, de lui mentir et de le briser. Il lui avait promis. Et puis lui-même en mourait d'être éloigné de son amour.

A la fin de l'interminable monologue de l'homme, Aydan prit quelques secondes pour digérer l'information. Quitter Taemin ou perdre ses parents. Il n'avait pas de réel choix.

- Vous vous leurez sur toute la ligne, monsieur. Peut-être que si vous aviez mieux élevé votre fils, il ne se serait pas intéressé à moi. C'est à cause de vous qu'il est ainsi. Un homme n'est pas un objet modulable selon ses besoins, je pensais que quelqu'un comme vous pourrait le comprendre mais il faut croire que plus on est riche, plus les capacités de réflexion s'amenuisent. Vous m'en voyez désolé.

Aydan regarda l'enveloppe qui lui avait été jetée. Ses mains tremblaient et son coeur lui faisait mal. Il voulait se réveiller en sursaut et se réfugier dans les bras de Taemin pour lui raconter l'atroce rêve qu'il venait de faire. Mais ce n'était pas un rêve et c'était probablement ça le pire.

- Votre fils en moura si je pars. Vous l'avez emprisonné toute sa vie et je lui ai rendu sa liberté. Oh, je suis vraiment navré. Ca doit être désagréable de voir que quelqu'un du peuple est capable de détruire aussi aisément ce que vous avez fait. Je suis certain qu'il préférera se laisser mourir plutôt qu'épouser cette pauvre fille et dans ce cas, vous n'aurez plus aucun héritier. C'est vraiment ce que vous voulez ? Monsieur, Taemin n'a jamais été aussi productif que depuis qu'il est avec moi. Si vous avez peur qu'il n'ait pas d'enfant, sachez qu'une mère porteuse est facilement trouvable et pour ce qui est de mon statut... Sans me vanter, peu de personne peuvent s'enorgueillir d'être le concubin d'un pianiste soliste du philharmonique de Hong Kong. Réfléchissez-y.

Aydan avait songé -probablement naïvement- que lui exposer les faits de la sorte serait plus efficace qui lui tenir bêtement tête.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 14 Mar - 13:13

Le père de Taemin écouta la Doll sans l’interrompre, se rassayant dans son fauteuil et allumant un cigare qu’il porta à sa bouche. Son secrétaire se pencha de nouveau pour l’allumer puis se redressa en lançant à Aydan un regard implorant le silence. Mais c’était trop tard.
Lorsqu’il eut enfin terminé, l’homme se fendit d’un rictus amère.

-De… quel droit pensez-vous que vous pouvez me parler sur ce ton ? Taemin est mon fils et il a reçu la meilleure éducation possible. Quant à son avenir jeune homme, je ne fais que respecter les dernières volontés de sa mère. Mon épouse. Celle qu’il a tué en venant au monde. Sachez que si ça n’était pas pour elle, Taemin ne me succèderait jamais. Cet enfant est une erreur, une déception depuis son plus jeune âge. J’aurai certainement mieux fait de le laisser mourir pour sauver la seule femme qui ait jamais comptée pour moi. Mais c’était son enfant et elle m’a fait promettre de prendre soin de lui.


Il tira de nouveau sur son cigare et releva des yeux glacés vers Aydan.

-Néanmoins sachez, monsieur Marsh, que personne n’est irremplaçable. Et certainement pas vous. Taemin épousera cette jeune fille qu’il le veuille ou non et il vous oubliera, soyez-en certain. Vous pensez que je suis un monstre ? Et bien jeune homme je vous mets au défi de trouver un seul milliardaire qui n’en soit pas un. Et dans votre cas vous pouvez cesser votre comédie. Tout ce que vous aimez chez mon fils c'est son argent.

L’homme claqua des doigts son secrétaire sortit un carnet de sa veste avant de l’ouvrir, regarder ses notes et le placer dans les mains de son patron.

-N’avez-vous pas dit à mon fils le premier jour ou vous êtes arrivé ici, je cite : « Puisque l'argent n'est pas négociable, j'ai autre chose à te proposer : "offre moi un piano. Je veux aussi d'autres cadeaux." ? Et oui monsieur Marsh, les murs ont des oreilles ici.


Il referma son carnet et attendit une réponse de la Doll qu’il n’écouta pas.

-Jouons donc franc jeu jeune homme. Vous ne vous êtes jamais intéressé à mon fils en tant que personne. Ais-je tort ? Connaissez-vous sa couleur préférée ? Son film favori ? Savez-vous quel sport il pratique ? Combien de langue il parle ? Où il a fait ses études ? Lui avez-vous jamais posé de question sur sa famille ? S’il avait des frères et sœurs ? Où il a grandi et pourquoi il était à Hong Kong ? Avez-vous seulement cherché à savoir pourquoi il ne fait confiance à personne ou seulement combien de psychologues l’on suivi durant toute sa vie ? D’ailleurs, la seule thérapie qui ait jamais marché sur lui est ce stupide journal intime qu’il tient secrètement dans la bibliothèque à laquelle il vous a toujours interdit l’accès. Mais je suppose que ça non plus vous ne le saviez pas. Vous ne vous êtes même jamais soucié de savoir ce qu’il y avait derrière ces portes ni pourquoi encore aujourd’hui vous n’y êtes pas le bienvenu je me trompe ? Vous ne savez rien de mon fils et vous osez remettre en question mes méthodes d’éducation ?

Sans effort, Park Taehyun venait de démontrer à Aydan qu’en définitive Taemin était un étranger pour la Doll. Et cela dans un calme en apparence olympien mais qui ne présageait rien de bon.

-Quant à vos absurdités sur la descendance des Park je vous trouve bien présomptueux. Et en ce qui concerne votre emploi… Il écrasa lentement son cigare dans le cendrier avant de tendre le mégot à son assistant. Il était méticuleux et ne laisserait aucune trace de son passage.

–Croyez-vous un seul instant qu’un petit pianiste sans envergure aurait pu impressionner à ce point le grand Hong Bao pour qu’il lui propose un poste comme celui-ci ? Ne rêvez pas jeune homme. J’ai moi-même incité le chef d’orchestre à vous offrir ce travail en échange d’un demi-million, et ce, dans l’espoir de vous voir vous éloigner de mon entreprise. Vous n’êtes rien Aydan. Et vous ne valez rien. Si vous souhaitez jouer dans la cours des grands je vous conseille fortement de vous assurer que vous êtes de taille. En attendant prenez ce qu’on vous donne et retournez jouer aux billes avec les gens de votre rang. Je ne suis pas votre ennemi pour le moment. Priez pour que je ne le devienne jamais. Si vous aimez un temps soit peu mon fils comme vous dites, vous le quitterez pour qu’il ne puisse avoir que le meilleur dans sa vie.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Sam 14 Mar - 14:22

Aydan avait tout écouté et avait lentement senti son coeur s'arrêter. Lorsqu'il avait essayé de se justifier, il avait compris que c'était vain, que jamais il ne l'écouterait. Il devait se faire une raison. Il se leva quelques secondes après et remit ses affaires en place avant de se racler la gorge.

- Votre femme aurait honte de vous si elle vous voyait.

La Doll fit preuve d'une maîtrise totale sur lui-même pour ne pas étrangler l'homme d'affaire sur le champs. Il n'avait jamais été violent mais les pulsions meurtrières qu'il réveillait en lui l'effrayaient. Par sécurité, il s'éloigna de quelques pas.

- Je ferai ce que vous me demandez mais retenez bien une chose : ce qui doit être fait se fera, peu importe comment.

Les larmes lui montaient aux yeux et il serra fortement ses poings, enfonçant ses ongles dans sa peau afin de s'empêcher de pleurer. Il acceptait de quitter Taemin sous la menace d'une ordure telle que ce miliardaire. Quel petit ami pathétique. Il récupéra ensuite la lettre et sans même lire le contrat, signa d'un stylo posé sur la table basse. Peu importe son choix, sa vie était fichue de toute manière. S'il restait avec Taemin, il allait causer leur perte à tous les deux. Autant limiter les dégâts.

- Maintenant, je vous demande de quitter la maison. J'ai beaucoup à faire.

Sans même attendre de réponse, Aydan quitta le salon et partit s'enfermer dans la chambre qu'il partageait avec son amant. Il s'affala une dernière fois sur le lit et, comme s'il ne ressentait plus rien, oublia son envie de pleurer. Après de longues minutes passées dans ces draps, il se releva et s'assit au bureau trônant dans la chambre. Il attrapa une feuille vierge ainsi qu'un stylo. Il ne pourrait jamais lui mentir éhontément s'il était en face alors Aydan avait choisi une manière beaucoup plus lâche de mettre un terme à leur relation.

Taemin,

J'ai beaucoup réfléchi ces derniers jours et j'ai décidé de t'avouer que tout ce que tu t'étais efforcé à construire pour moi n'était qu'ineptie. N'avais-tu donc rien vu ? C'était faux. Mon prétendu amour pour toi était feint. En réalité, je voulais simplement voir si j'étais suffisamment intelligent pour parvenir à changer quelqu'un comme toi. Quelle déception lorsque j'ai vu que tu tombais si aisément dans mon piège... M'accorder ta confiance a été la plus grave erreur de ta vie, tout comme penser que nous pouvions être heureux. Taemin, sincèrement, qui voudrait de toi ? Sûrement pas quelqu'un comme moi. Un avenir brillant t'attend et je n'ai pas ma place avec toi. C'était une erreur.

Merci pour les cadeaux, c'était agréable de vivre une vie de riche. Tu m'as aussi été très utile pour gagner en notoriété. Bien entendu, j'ai accepté le poste proposé par Hong Bao.

Ta naïveté m'a beaucoup distrait, je t'en remercie aussi. Je ne te pensais pas naïf au point de me faire confiance et de me traiter comme un roi. Tu sais que j'ai failli y prendre goût et céder en éprouvant des sentiments pour toi ? Ca aurait été stupide, vraiment.

Tu étais une erreur.

Adieu.


Il ne signa pas. Ce n'était pas la peine. Soigneusement, la Doll plia la lettre et la déposa en évidence sur le lit fait proprement. Il récupéra ensuite toutes ses affaires, ses vêtements, chaussures, sacs et partitions puis sans même se retourner, quitta la chambre puis la maison. Il y laissait tout, son âme, son monde, sa vie et son coeur. Il venait de trahir la seule personne pour qui il aurait donné sa vie. En un sans, c'est ce qu'il faisait. Pour que Taemin garde son statut et sa notoriété, il venait d'abandonner tout ce qu'il avait bâti avec acharnement jusqu'ici. Aydan n'était plus que l'ombre de lui-même, une carapace sans vie, sans coeur ni flamme vive dans ses yeux.

Comme une machine, il monta dans sa voiture et partit sans regarder derrière lui. La sensation de vide dans son coeur était insoutenable, il avait mal. Si mal qu'il n'avait pas sentit les larmes couler sur son visage inanimé.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 15 Mar - 3:41

Lorsque je suis rentré ce soir j’ai été directement dans le salon d’hiver pour retrouver Aydan, un grand sourire aux lèvres mais il n’était pas là. Je l’ai appelé tout en le cherchant mais il n’est jamais venu à moi. Mon sourire s’est évanouie et j’ai été voir dans notre chambre s’il ne s’était pas endormi. Dès que je suis entré à l’intérieur j’ai su que quelque chose n’allait pas. Les portes du dressing étaient ouvertes et toute la partie où Aydan rangeait ses affaires était vide. Plus de costumes, plus de chaussures, plus de bijoux, plus rien… Tout avait disparu. Je me suis mis à paniquer et j’ai sorti mon portable pour l’appeler mais la ligne a été coupée.

-C’est impossible…

J’ai couru jusqu’au garage mais il n’y avait plus que mes voitures. La Porsche que j’avais offerte à Aydan a disparu aussi. Non. Non ce n’est pas ça. Il doit y avoir un explication. Aydan…Aydan a dû déplacer ses affaires et ensuite il est parti faire un tour. Il va revenir. Il ne peut pas m’abandonner. Il a juré. Il a juré qu’il ne me quitterait plus jamais.

Je remonte comme un automate jusqu’à notre chambre et m’assoit sur le lit en regardant droit devant moi, j’essaie de me persuader. Mes angoisses reviennent progressivement et les larmes me montent aux yeux. Et puis au moment où je m’assoie je sens quelque chose se froisser sous ma cuisse. Je me relève et trouve une feuille pliée en deux. Je l’ouvre en tremblant et me mets à lire. Plus j’avance et plus les larmes commencent à rouler le long de mon visage. Lorsque j’ai terminé je relève les yeux et sers la lettre dans ma main au point de la froisser. Mon cœur se déchire et je ferme les yeux en me laissant basculer en arrière sur le lit.

Alors tout était faux. Aydan ne m’a jamais aimé. Voilà. Vengeance est faite pour Paris. Je souris, mais c’est du désespoir et de la souffrance sur mes lèvres. Au fond de moi je l’avais toujours su. Depuis le début je savais qu’il ne revenait pas pour moi. Qui l’aurait fait par amour après ce que je lui infligé en France. Mais j’ai voulu y croire parce que j’avais besoin de lui. Parce que je l’aimais comme je n’ai jamais aimé personne. Je souffle et éclate d’un rire qui se transforme rapidement en sanglot. Et je me recroqueville sur moi-même. Je suis détruit. Il a gagné. Ce qu’il vient de m’infliger est mille fois pire que ce que je lui ai fait.

Je repense à tous ces mois où il a fait semblant de m’aimer, où il appelait ça de l’amour, tous ses je t’aime qui n’avaient aucun sens pour lui quand je pensais chacun des miens. Tous ces moments où je l’ai aimé sans me douter qu’il jouait la comédie, toute la confiance que je lui ai accordée et ses sourires feints, son contentement quand je lui disais que je lui faisais confiance. Aydan a bien dû se marrer.

Est-ce que tout est de ma faute ? Mon cerveau me hurle que oui, et il se moque de moi, en me répétant inlassablement Je te l’avais bien dit !.

Tous mes vieux démons ressortent soudainement. J’ai envie de drogue, de pute et de noir dans ma vie. J’ai envie de faire mal aux gens mais surtout de me faire mal à moi. J’ai envie de partir. Quelque chose se brise en moi et je me vide de tout. J’arrête de pleurer, j’arrête de penser, j’arrête de respirer. Mes os, mes organes, mon sang disparaissent, mon cerveau plie bagage et ma voix me quitte. Voilà. C’est le vide absolu.

Allongé sur le lit je sais que je ne dormirais pas cette nuit. Ni les autres. Je garde les yeux bien ouverts et je prends la décision de vivre. De redevenir l’ancien Taemin. Celui que j’étais avant Aydan. Celui qui réussissait...seul. Je vais vivre parce que la mort serait moins douloureuse. Aydan m’a puni mais il reste encore une personne qui ne l’a pas fait. Moi-même. Et mon châtiment sera terrible. Je vais me forcer à vivre. Sans lui. Sans l’amour de ma vie. Avec cette lettre devant les yeux pour toujours. Pour me rappeler ce qu’il en coûte de vouloir ce qu’on ne mérite pas.

Je me relève et prend la direction de ma bibliothèque, je déverrouille la porte et pose machinalement la lettre sur mon bureau. Je prends ensuite mon journal intime avant de l’ouvrir à la dernière page. Je n’avais rien écrit dedans depuis le retour d’Aydan. Je pose la pointe de mon stylo sur une page vierge et j’écris ce que je ne dirais plus jamais.Je t’aime. Et puis je me mets à arracher les pages de mon journal. Une à une. Je les réduits en miettes. Je le détruit comme si c’était ma propre âme que je détruisais. Et quand tout est en morceaux je reprends la lettre d’Aydan et j’appelle mon chauffeur. Mais personne ne répond, il est rentré se coucher. Il est déjà tard.

J’attrape alors les clés d’une de mes voitures au hasard et je quitte la maison. Ça fait longtemps que je n’avais pas conduis moi-même. Et je retourne travailler au bureau. J’ai besoin de m’occuper pour ne pas penser que je suis de nouveau seul.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 15 Mar - 6:41

Comme convenu, Aydan était retourné chez ses parents. Pendant trois jours, il avait refusé de leur adresser la parole et de sortir de sa chambre. Il ne mangeait plus et passait le plus clair de son temps à dormir. C'était dans le sommeil qu'il avait trouvé refuge ; même si ses rêves étaient agités, peuplés de Taemin replongeant dans la drogue et autres vices dont il l'avait sorti, Aydan trouvait dans cet autre monde une sorte de repos où il pouvait échapper à la réalité et à sa couardise.

Le quatrième jours, il avait accepté de quitter sa chambre mais refusait encore de manger. Il ne le méritait pas. Sa mère ne lui adressait pas la parole et ne le regardait même plus. Peut-être pensait-elle le blesser ainsi ? C'était vain. Le métis était incapable d'être blessé. Ce fut son père qui, le premier, vint l'aborder. La première fois, Aydan ne lui répondit pas. Il l'avait trahi, il avait échangé le bonheur de son unique fils contre un visa et une maison. Blessé, son père avait tenté de s'excuser, de discuter avec lui, de lui expliquer ce qui les avait poussé à faire ce choix mais Aydan s'en moquait bien. Après trois heures en compagnie de ses parents, il retourna dans sa chambre. Cette fois, il ne dormit pas de toute la nuit : il n'y arrivait pas. Il resta assis sur son canapé à contempler la dernière partition qu'il avait écrite à Taemin. Même ça, il le lui avait retiré.

Il n'avait plus touché un piano depuis son arrivée dans la villa et Hong Bao ne l'avait pas recontacté pour avoir sa réponse. De toute manière, sa ligne avait été coupée. Le père de Taemin s'était assuré de couper tout contact entre Aydan et son ex-petit ami.

Le huitième jour, son père l'implora de lui ouvrir sa porte. Aydan s'exécuta après de longues minutes sans réponse et retourna s'asseoir sur son canapé, le dos tourné à son géniteur.

- Aydan... Il faut que tu manges, que tu sortes. Tu dépéris à vue d'oeil tout ça pour un homme... Ta mère s'inquiète pour toi...

Un air surpris pris place sur le visage de l'ancienne Doll et il se tourna face à son père avant d'hausser un sourcil.

- Qui ? Je n'ai plus de mère. Elle est morte quand elle a signé ce contrat. Vous ne méritez même pas que je sois en vie mais me voir mourir comme ça doit être pire que me voir m'éteindre d'un coup. Je ne mangerai pas. Je ne sortirai pas. Va t'en.

Il se tourna à nouveau dos à l'homme et ferma les yeux. Est-ce que Taemin était dans le même état que lui ? Etait-il déjà fiancé ? Probablement. Il avait du l'oublier. La lettre laissée l'avait probablement poussée à haïr son ancienne Doll. C'était mieux ainsi. Un sanglot parcouru Aydan et par réflexe, il ferma plus fort les yeux.

- Mon fils... J'ai essayé de raisonner monsieur Park, crois moi. Tu sais très bien que je me moque que tu préfères les hommes. Ca ne change rien pour moi, tu restes l'enfant que j'ai voulu et que j'aime. Je ne voulais pas signer ce fichu papier. C'était ton bonheur qui m'importait et si tu étais heureux avec lui, alors j'étais heureux aussi. J'étais prêt à raisonner ta mère aussi. Elle était réellement blessée d'apprendre que son fils était homosexuel mais je suis persuadé qu'avec le temps, elle l'aurait accepté. Elle t'aime aussi, tu sais ? Je voulais lui parler, lui expliquer que ça ne changeait rien, que tu restais notre fils mais avant que je n'en ai eu le temps, monsieur Park nous a menacé. Il t'a menacé. C'est un homme influent et il aurait très bien pu faire de ta vie un enfer. -Aydan esquissa un rictus amer. Sa vie était un enfer.- Ta mère sa signé avant que je n'ai eu le temps de protester et j'ai été obligé de faire de même. Aydan, je suis désolé...

Le susnommé se tourna vers son père et vu son visage blessé, attristé et sincère. Son père avait sincèrement voulu son bonheur et s'en moquait que son fils aime les hommes. Un homme. De toute manière, là où il en était, même un mensonge l'aurait réconforté.

Alors pour la première fois depuis son retour, Aydan craqua. Il fondit en larmes, épuisé, affamé, mourant. Dans ses sanglots, il murmura le nom de Taemin et comme s'il avait planté une lame dans son propre cœur, il pleura encore plus. Son père se rapprocha de lui et avec précaution, le serra dans ses bras avant de caresser ses cheveux pour le calmer. Aydan passa la soirée à pleurer dans les bras de son père qui faisait de son mieux pour  le calmer, lui murmurant des excuses et le berçant tendrement. Ils ne parlèrent pas de Taemin, ne mentionnèrent même pas son nom. Le père d'Aydan quitta ensuite son fils et partit lui chercher à manger -du bibimbap préparé par sa femme. Il revint et nourrit son enfant épuisé avant que ce dernier ne s'endorme contre lui, les joues ravagées par les larmes et le coeur serré.
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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 15 Mar - 9:35

Je suis dans mon bain. Je suis juste rentré pour ça, prendre un bain et me changer. Ensuite je retournerai au bureau. Il m’est devenu insupportable de rester ici. Je vois le souvenir d’Aydan hanter toutes les pièces de cette maison. Je le vois dans mon lit en train de simuler, de gémir en criant mon nom, je le vois assis à son piano dans le salon d’hiver, je le vois sur mes genoux en train de se blottir contre moi dans la salle à manger, je le vois la tête posée sur mes cuisses en train de regarder un film dans le salon principal ou encore dans la cuisine en train de préparer une tarte. Je le vois dans la piscine à faire des longueur, dans le garage où il avait insisté pour laver lui-même sa voiture alors que j’avais du personnel pour ça. Je le vois aussi dans mon dressing à me mentir, me dire qu’il ne s’éloignerait jamais de moi, dans mon bureau en train de m’apporter du café, sous le porche devant les lourdes portes en train de m’embrasser… Il est partout, tout le temps, il m’obsède. Même au bureau, je le vois assis derrière son ordinateur, me souriant en me tendant les messages de mes appels manqués. Je l’ai remplacé par une femme. Très professionnelle et silencieuse. Elle s’exécute lorsque je lui donne un ordre et ne discute pas. Elle n’a aucune âme, exactement comme moi. Je devrais peut-être la baiser, la salir un peu histoire qu’elle se sente mal. Je vais y réfléchir.

Je n’ai pas retouché à la drogue. Je fais attention de bien me maintenir en forme. Il est hors de question que je laisse voir quoi que ce soit en apparence. Je me suis fait prescrire des somnifères pour m’assommer une nuit sur trois. Pour trouver le sommeil. Le reste du temps je ne fais que travailler. Cet abandon aura au moins eu cet effet sur moi. Je suis beaucoup plus productif. Je boucle des dossiers qui m’aurais pris un mois en une semaine et je suis de nouveau intransigeant.
Je renouvelle mes équipes dès qu’une personne me contrarie et je ne leur laisse aucune initiative. Je ne fais plus confiance à personne.

Je sors de mon bain une fois que je suis propre et me sèche. Je vais dans mon dressing et prend un nouveau costume. Un costume Dior bleu foncé. C’était le préféré d’Aydan. Il disait que ça faisait ressortir mes yeux. J’ouvre le tiroir ou son rangés mes bijoux pour choisir une montre et mes yeux se posent sur une chaîne en or blanc. Je n’ai pas pu me résoudre à la jeter. Je l’ai arraché de mon cou le soir où il m’a quitté. Mais je ne pouvais pas m’en séparer pour de bon. Elle ne représente certainement rien pour lui mais pour moi… J’ai conscience que ce n’est que le souvenir d’un mensonge mais j’étais si heureux ce soir-là…
Je reprends la lettre d'Aydan que je relis comme chaque soir, et je l'imprime une fois de plus dans ma tête, encore et encore et encore jusqu'à ce que j'ai envie de pleurer. J'en connais le contenu par cœur, chaque mot, chaque incurvation, chaque caractère est gravé au cutter dans ma chair, dans mon esprit, dans ma mémoire, comme une punition divine qui se répéterait en boucle.

Je prends une de mes montres en platine ornée de diamants bleus et je l’enfile avant de sortir de mon dressing. Il est presque 23h, je veux être au bureau avant minuit. Il me restera 8h pour préparer la réunion de demain avec les américains.

Je descends au salon et me saisit des clés de ma Jaguar mais m’arrête en sortant. Devant moi se tiens un homme que je ne  connais trop bien, et sa présence m’est insupportable.

-Qu’est-ce que vous faites chez moi ? Vous venez voir si je suis toujours drogué ? Je vais bien merci. Maintenant barrez-vous avant que je ne vous casse le nez une seconde fois.


Il ne cil même pas. Il ne m'écoute pas. Ce mec est un putain de robot.

-Monsieur Park, votre père m’envoie vous remettre ceci. L’heure est presque venu.

Le secrétaire de mon géniteur me tend une petite boite en velours rouge. A l’intérieur une alliance. Je sais ce que ça signifie. J’ai toujours refusé et lutté depuis que j’ai sept ans, moment où la créature à qui on m’a promis est venu au monde. Mais là je n’ai plus la force. Je n’ai même pas envie de dire quoi que ce soit, je sais qu’il est inutile de discuter. Je prends la bague et la passe à mon annuaire et lui montre ma main comme un enfant sage. Je ne me souviens même plus de comment elle s’appelle cette gamine.

-C’est pour quand ?
Je demande. Je m’en fous en vrai. Elle ne m’aimera surement jamais et je ne l’aimerais pas non plus. Je ne peux plus aimer personne de toute manière. Je partagerai son lit jusqu’à ce qu’elle ait un gosse et ensuite je serai débarrassé. Tout le monde sera content et on me fouettera enfin la paix. Cette vie vaut bien celle que j’ai en ce moment alors bon…

-Dès que mademoiselle Lee sera majeur nous célébrerons votre mariage. Nous viendrons vous chercher à la fin de l’année pour vous rétablir en Corée. Souhaitez-vous voir sa photo ? Nous avons pris la liberté de faire un portrait de votre fian-

-Non. Poussez-vous je suis pressé.

Je le bouscule sans m’excuser et je remonte dans ma voiture garée devant la maison. Je démarre sur les chapeaux de roues et fous le camp le plus loin possible de lui et de sa putain de photo. Elle peut bien ressembler à Shrek ou à miss univers je m’en moque complétement. Elle ne sera jamais Aydan.
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Doll

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MessageSujet: Re: Death row, how long can you go ? Dim 15 Mar - 10:23

Il avait perdu neuf kilos depuis qu'il avait quitté Taemin. Son père, seule personne à qui il parlait, s'affolait et faisait tout pour qu'il mange mais Aydan restait de marbre. L'appétit avait disparu. Ses joues s'était creusées, ses muscles avait disparus, sa peau était plus pâle et plus terne, tout comme ses cheveux. Ses yeux étaient cernés et ses lèvres moins séduisantes. Aydan n'avait plus cette beauté étincelante, il l'avait perdue en échange d'une beauté lourde et sombre. Lui se trouvait moche, sale, répugnant.

Comme tous les matins depuis ces treize derniers jours, il entra dans la cuisine, sourit faiblement à son père et attrapa une orange qu'il se força à avaler ainsi qu'un bol de riz. Ce serait son repas de la journée. Sa mère avait essayé de lui parler mais Aydan l'avait envoyer balader violemment et aujourd'hui, elle semblait vouloir remettre ça.

- C'est pour le mieux ce qui t'est arrivé. Aimer un homme quand tu en es un, c'est une erreur ! C'est contre nature. Je ne t'ai pas élevé pour que tu deviennes comme ça. Cet ordure ne te méritait pas, il t'a sali alors que nous t'avions rendu si beau. Oublie le, passe à autre chose, mon chéri, sourit-elle en caressant les cheveux d'Aydan.

Ce dernier repoussa violemment la main de sa mère et se redressa.

- Pauvre conne. J'ai honte d'être ton fils.

Le métis la toisa de haut en bas et secoua la tête.

- On ne devient pas gay. Je suis comme ça. Je te répugne ? Très bien, renie moi, ça ne me fera que du bien. Je n'ai pas besoin de petites connes décérébrées dans ton genre. Et si tu oses traiter à nouveau Taemin de la sorte, je te jure que ça finira très mal.

Sur ces mots, Aydan quitta la cuisine, laissant la moitié de son bol de riz encore plein. Il retourna dans sa chambre et comme il le faisait depuis maintenant cinq jours, il sortit un cahier de son tiroir. Ce n'était pas un journal, c'était juste des lettres pour Taemin. A force de vouloir échapper à ce monde, Aydan s'en était créé un autre où la réalité était différente : lui et son ancien maître était encore ensemble et Taemin était simplement parti en voyage d'affaire après une dispute qu'il venait d'avoir. Dans ses premières lettres, il s'excusait auprès de l'Owner, lui demandait de le pardonner et lui contait combien il l'aimait. Parfois ses lettres n'était que des poèmes destinés à Taemin, décrivant l'amour qu'il ressentait pour lui. D'autres fois, il lui racontait simplement sa journée, comme il le faisait maintenant. C'était son nouveau monde qu'il créait dans ces pages où il échappait à la douleur qui était désormais devenue son quotidien.

Alors qu'il en était à la moitié de sa rédaction, quelqu'un frappa, le sortant alors violemment de sa bulle. Probablement son père qui venait tenter d'arranger les choses avec sa mère, il les avait entendu se disputer dans l'escalier à propos de ce que lui avait dit sa mère. Il invita donc son père à entrer et ferma le cahier avant de faire pivoter sa chaise pour faire face à... sa génitrice. Celle-ci entra piteusement dans la chambre et resta debout, évitant soigneusement le regard de son fils.

- Qu'est-ce que tu veux ?, demanda-t-il froidement.
- Aydan, je suis désolée. J'ai été trop loin. Je... Tu ne me dégoûtes pas. J'ai encore du mal à me faire à l'idée que tu aies... Que tu puisses aimer les hommes, dit-elle en redressant ses yeux rougis vers son fils. Elle avait pleuré, sûrement suite à une discussion avec son mari.
- "Les hommes" ? Tu dis n'importe quoi. Je n'aime qu'un homme, celui-ci même que j'ai été forcé de quitter, à qui j'ai menti éhontément parce que vous aviez signé un contrat me condamnant à briser le cœur de la seule personne pour qui j'aurais tout fait.

Sa mère sanglota à nouveau et s'approcha de son fils. Elle avait l'air sincèrement triste et regrettait son comportement.

- Mon chéri... Je suis désolée... Pardon..., pleura-t-elle vraiment cette fois. Il t'avait menacé... Je ne pensais pas que tu aimais ce garçon à ce point, je croyais que ce n'était qu'un passade...

Aydan avait beau détester sa mère, la voir pleurer lui serra le coeur.

- Je regrette tellement, si tu savais... Pardon, pardon... Je t'aime, tu restes mon fils, peu importe qui tu aimes, fille ou garçon. Je regrette de t'avoir dit ça, d'avoir signé ce fichu contrat, de t'avoir rendu malheureux...

Elle s'assit ensuite dans le canapé, pleurant encore. Aydan savait qu'elle regrettait vraiment et savait aussi qu'il lui faudrait du temps pour accepter l'idée que son enfant aime un homme. Et il acceptait de lui en donner. Silencieusement, il se leva et alla s'asseoir à côté de sa mère avant de glisser un bras autour de son épaule pour l'attirer contre lui. Ses larmes s'étaient mises à couler sur ses joues aussi.

- J'aime Taemin, maman. Je l'aime plus que tout, t'as pas le droit de me rejeter parce que je suis comme ça. Je reste ton fils, tu devrais vouloir mon bonheur...

Elle hocha la tête et murmura d'autres excuses en serrant le pull de son fils dans ses mains. Il ne la pardonnait pas encore mais acceptait de la considérer à nouveau comme sa mère.
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Death row, how long can you go ?

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